Spectacle Cauet: "Je fais le métier dont je rêvais quand j'étais gosse"

DJ, toujours devant un micro, à la télé ou à la radio, Cauet tourne aussi avec son one-man-show. Il sera au Théâtre de Grenoble le 9 janvier.

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Récemment, Jamel Debbouze a fait une sortie contre les animateurs qui faisaient des one-man-show...
... Mais il a dit plus tard qu'il ne parlait pas de moi. Et je ne suis pas un animateur. Vous m'avez déjà vu lire un prompteur ? On a dit que je faisais un one-man-show sur un plateau et là... je suis sur scène. Un animateur qui fait un one-man-show, je suis désolé, mais ça se voit. Moi, je ne récite pas un texte.

Pourquoi avoir décider de vous lancer maintenant ? Pour faire rire les gens ?
Pourquoi, vous, vous allez à un one-man-show ? Il y a des gens qui ont envie de venir pour juste se marrer, passer un bon moment. Moi, j'ai construit ce show avec l'équipe avec qui je travaillais déjà, je voulais que ce soit surprenant et surtout, faire plaisir aux gens qui me suivent depuis longtemps. Mais en insistant sur cette proximité et l'improvisation. Après, je voulais aussi toucher les gens moins fans. Je voulais que tout le monde ressorte scotché. Faire quelque chose sur scène qui soit étonnant et que les gens partent en disant qu'ils ne s'attendaient pas à cela et qu'ils en parlent comme ça autour d'eux.

Est-ce qu'on peut rire de tout ?
En tout cas, sur scène, on peut beaucoup plus rire de tout. Déjà, les gens payent pour venir vous voir, ils sont dans l'esprit du spectacle. On peut aller plus loin qu'à la télé ou à la radio, où les gens ne vous voient pas forcément. Ca peut être mal interprété. Après, faire des blagues atroces et méchantes, non. J'ai construit une show familial. C'est pas un show de gamins, c'est pas un show pour trentenaires, c'est pas un show pour quadra, c'est un show pour tout le monde. Il y a ce mélange dans la salle. Je parle de choses de la vie et j'essaie de convaincre que j'ai quand même fait des choses bien.

Vous avez commencé comme DJ, vous êtes passé par la radio, la télévision, la scène. Une préférence ?
J'ai envie de faire ce qui me plait. C'est le public qui choisit, qui décide, nous on ne fait rien. J'aime bien tout. Et quand l'un me fatigue, j'aime bien passer à autre chose. Mais ce ne sont jamais de grosses lassitudes, il manquerait plus que je me plaigne ! Ce sont des plaintounettes, disons...

Justement, être DJ, faire un one-man-show, c'est de la scène. Ca se ressemble ?
Non, c'est quand même différent. Le one-man-show, on est deux heures avec les gens et on rigole. Il y a une communion. C'est magique, grisant. Il y a un vrai plaisir. DJ, c'est mon premier métier. Ce n'est pas le même délire, il n'y a pas de fil conducteur comme avec le spectacle. Pour le one-man-show, il y a une précision et une liberté de dingue. Mixer, ce sont des vacances du cerveau pour moi, j'essaie juste de faire la meilleure prestation possible et de ringardiser David Guetta.

Comment vous imaginez votre année 2013 ?
Je veux continuer à mettre une claque à ceux qui n'ont pas cru au one-man-show ! Je n'ai de haine contre personne, ce sont juste des micro-vengeances pas méchantes. J'ai envie de leur dire: "rendez-vous dans trois ans". Je veux montrer que je ne suis pas juste un animateur qui fait un one-man-show. Il faut que je continue à travailler, à peaufiner le spectacle. J'ai de la chance, je fais le métier dont je rêvais quand j'étais gosse. Et c'est ça mon objectif pour 2013: continuer à réussir ce pari-là. Mais je me dis que même si ça s'arrête aujourd'hui, j'aurais kiffé, j'ai fait ce que j'avais à faire. Sans regret !

Vous êtes déjà venu à Grenoble ?
Jamais ! Enfin si, je suis déjà venu en “touriste”. J’avais de la famille à Villard-de-Lans alors forcément, si on voulait voir un peu les magasins, il fallait redescendre sur Grenoble. Peut-être que j’y ai mixé mais alors c’était il y a très longtemps. Même en emission, je ne suis jamais venu. Ce que j’en ai vu ? C’est un jolie ville mais je me souviens de deux climats extrêmes : juste l’été, très chaud et l’hiver, super froid ! C’est pas vrai ? Après, il y a des endroits qui font plaisir, où j’ai envie de venir. Grenoble, c’est un peu un symbole, c’est la reprise de la tournée, c’est quelque chose d’important.

Vous avez organisé un flahsmob Gangnam Style avec Psy, vous avez vu qu'on a fait le même à Grenoble ?
Ah non. J'ai vu qu'il y en avait eu un peu partout en France, à Angers par exemple. Mais pas à Grenoble. Vous avez fait combien de personnes ?

2 500, avec un flashmob organisé en une semaine.
Pas mal. Si on l'avait organisé en une semaine, on aurait eu 40 000 personnes. Notre volonté n'était pas forcément de faire le buzz. Je voulais simplement faire un truc sympa pour fêter les 200 millions de vues sur YouTube. Et c'est incroyable les difficultés qu'on a eues pour organiser le flashmob. Franchement, c'est plus facile d'organiser une flashmob à Shanghai ! Je n'ai pas trop compris pourquoi on nous a mis des bâtons dans les roues. Toutes les semaines, il y a des manif' qui dégénèrent, là on a rassemblé 25 000 gamins, il n'y a pas eu un tag, pas un vol, pas de casse... Tout le monde a peur de tout. On a peur de rire, on a peur de se parler, on a peur de se regarder.

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par Coralie Dreyer le 24/12/2012 à 11:17

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