municipales 2014 Avignon/ Michel Bissière : "Nous sommes persuadés d'avoir l'investiture"

Les ex-élus de la majorité, désormais réunis au sein d'un groupe indépendant, Avignon Renouveau, restent déterminés. Il avaient donné rendez-vous ce 16 mars aux Avignonnais au Bar de l'Angle pour expliquer leurs motivations et leurs ambitions

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Il restait peu de place ce soir au Bar de l'Angle sur l'avenue de la Trillade pour assister au 1er Café politique du nouveau groupe politique indépendant lancé il y a quelques jours par les 9 ex-adjoints et conseillers municipaux, Avignon Renouveau. Une soixantaine d'Avignonnais, militants UMP ou simples habitués des rendez-vous proposés par la dynamique patronne des lieux, Dominique Lhotte, avaient fait le déplacement.
Dans le public aussi des visages connus, tels que l'ex 1er adjoint, Henri Agu, également ancien directeur de campagne de Michel Bissière lors des cantonales de 2011, mais aussi Yves Galateau, adjoint délégué à la sécurité (absent depuis octobre suite à un accident de la route) venus apporter leur soutien au groupe dissident. Même le sénateur Alain Dufaut est venu faire une apparition avant de s'éclipser ! 

"On est déterminé, on ira jusqu'au bout"

Bref, forts de ces soutiens les membres d'Avignon Renouveau (Tomas Redondo était absent pour raisons professionnelles) ont lancé le débat. Comme toujours c'est Frédéric Rogier qui le premier a pris la parole, faisant un rapide "historique" de la situation. "Si on en est là aujourd'hui c'est l'aboutissement de certaines pratiques d'ordre politique avec lesquelles nous ne sommes pas d'accord", sous-entendant le choix Chaussegros par l'équipe Roig. "Face à une décision autocratique sur le fond et la forme, nous avons fait notre choix. Notre action est claire, notre priorité c'est Avignon, on est tournés vers l'avenir, d'où le nom de notre mouvement, Avignon Renouveau." Et le reste du groupe d'acquiescer de concert.

Puis chacun a pris le micro pour expliquer la constitution prochaine d'une association Avignon Renouveau, la recherche d'un local, l'organisation future d'ateliers et de réunions publiques pour monter un projet. "On reçoit le soutien de plus en plus d'Avignonnais et on est déterminé, assène Michel Bissière. On a dit de nous que nous étions des amateurs, mais on ira jusqu'au bout !
Nous représentons le bon sens, nous sommes persuadés d'avoir l'investiture. Nous avons même le soutien de Jean-Claude Gaudin, qui reste attentif à notre volonté de tourner une page d'Avignon."
Depuis la salle, les questions se succèdent comme les réflexions : "De toute façon c'est un secret de Polichinelle, si Chaussegros est élu c'est Marie-Josée Roig qui va diriger la ville !"

Deux axes de travail : l'économie et la sécurité

La salle s'anime, interpelle, veut en savoir plus sur leur projet précisément. Les auditeurs de ce soir n'auront pour l'instant que des réponses généralistes, si ce ne sont deux axes principaux que le groupe souhaite développer : l'économie et la sécurité. Pour autant, tous entendent se servir de leur expérience aux côtés de Marie-Josée Roig ces dernières années pour enrichir leur projet. "On ne part pas d'une page blanche contrairement à M. Chaussegros, lance Philippe Brunet-Debaines. On travaille tous dans la région d'Avignon, on va s'appuyer sur notre réseau pour réfléchir au niveau de l'agglo à des sujets qui vous concernent".

"Un tram jusqu'à Agroparc serait plus judicieux"

Le tram fait alors une station dans les débats. Le groupe se positionne en sa faveur, avec une nuance toutefois. "On soutient le projet, explique Frédéric Rogier, mais nous pensons qu'un tracé jusqu'à Agroparc ou l'hôpital plutôt que rue de la République aurait été plus judicieux." La salle applaudit.

Pour autant, ils ne crachent pas dans la soupe et reconnaissent en partie le travail accompli par la majorité, notamment quant au désendettement de la ville. L'ancien adjoint aux finances, Frédéric Rogier, comptable de profession qui plus est, ne peut guère faire autrement de toute façon sinon de désavouer son propre travail en quelque sorte... Il se montre toutefois réaliste : "Marie-Josée Roig a permis de baisser la dette de 310 M€ en 1995 à 180 M€, mais du coup l'argent n'a pas été investi dans des projets. Il faut aujourd'hui dynamiser le territoire, même si on sait que tout ne sera pas possible. Il faut se montrer réaliste et construire petit à petit notre projet."

Prochain rendez-vous le 28 mars à 19 heures pour un Café économique au Bar de l'Angle, avenue de la Trillade.

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par Sophie Moulin le 16/03/2013 à 21:20

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