politique Michèle Fournier-Armand : « Vous savez combien Avignon continue de m’intéresser »

Venue parler culture et emplois d’avenir, la député n’a pas manqué d’évoquer, toujours à demi-mots, le sien…

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Emplois, sécurité, culture. Ce sont les trois thèmes que Michèle Fournier-Armand a abordé aujourd’hui au cours d’un point presse particulièrement dense. Evidemment, chacun avait présent à l’esprit ce jeu désormais rituel entre la presse et la député : ira, ira pas. Pour une fois, c’est elle qui tire la première, entamant le chapitre culture : « Je vais vous parler un peu d’Avignon, vous savez à quel point cela continue à m’intéresser. Je sais que cette phrase ne vous laissera pas indifférent… » lançait elle dans un sourire satisfait de chat qui aura toujours une longueur d’avance sur la souris.

Et lorsqu’on lui demande un commentaire sur les propos de Cécile Helle (la vice-présidente a déclaré : « Les Avignonnais ont élu une député pour 5 ans, ils ne comprendraient pas qu’elle ne fasse pas son mandat ») , la député, justement, répond : "les électeurs m’ont envoyé à Paris, mais si les Avignonnais veulent que je reste à Avignon, ils me le feront savoir ".

Déclaration de candidature ? « On verra bien s’il y a des Primaires » déclare Michèle Fournier-Armand qui semble soudain « convertie » à l’idée. « Je n’ai jamais été contre » s’emporte t’elle . Et depuis qu’Alain Moretti a conservé la tête de la section PS d’Avignon avec les voix de Maamar Djahiaya, elle pourrait même devenir « pour ».

Ecole d’art : « Roig se targue d’avoir fait la médiation, alors que c’est moi ! »

Et puisqu’Avignon « l’intéresse », Michèle Fournier-Armand revient sur le feuilleton de l’été : l’école d’art. « Dès juillet 2009 j’ai demandé ce qui se passait à l’école d’Art. A peine élue députée, je faisais un courrier à Aurélie Filippetti pour évoquer les problèmes qui s’y passent : des artistes en guise d’enseignants, une école « nomade », un laisser-aller dans l’enseignement. Et dans le même temps, la collection Lambert qui a besoin de s’agrandir, de nouveaux locaux… Roig se targue d’avoir fait de la médiation mais c’est moi qui suis intervenue auprès du ministère de la Culture. »

Pour la député, le sort même de l’école d’Art serait en danger. « Chaque fois on repousse son implantation… dans quel objectif ? Son transfert n’a pas été acté au Grand Avignon. Au passage, remercions les maires du Grand Avignon réduit à payer un opéra sans vrai projet culturel intercommunal. C’est un fiasco culturel pour l’EPCC et les beaux arts » conclut Michèle Fournier-Armand qui s’octroie également la « sanctuarisation du budget de la FabricA pour lequel j’ai été très vigilante ».

Petites phrases

LEO et tram:

Yannick Blanc, préfet de Vaucluse a réaffirmé dernièrement l'engagement financier de l'Etat pour la LEO et pour le tramway d'Avignon. Pour autant, si des coupes budgétaires devaient être faites, la député "privilégierait la LEO, c'est sûr" au détriment du projet de tram. Sur l'avenir de la voie rapide, l'élue semble moins affirmative que le préfet, "si vous me demandez si ces engagements seront tenus fermement, je ne peux pas m'y engager à 100%".

Sécurité

"Je vois Manuel Valls, toutes les semaines. J'ai cette chance là". Le dispositif des Zones prioritaires de sécurité, la député affirme y être pour quelque chose. "Je suis d'autant plus contente que cela englobe mon canton". Plus de policiers donc, puisque "chaque année ce sera 1000 postes supplémentaires créés nationalement". Et l'utilisation des CRS pour des missions de maintien de l'ordre, "mais c'est compliqué vous savez que c'est une profession très syndiquée". Des hommes en plus donc promis pour Avignon, "classée en tête de liste des villes les plus délictueuses par l'Express. Alors qu'en matière de vidéo surveillance c'est la 2e ville la plus équipée avec 1 caméra pour 910 habitants".

1000 contrats d'avenir en Vaucluse et 5000 contrats générationnels

C'est la promesse de la député au tissu associatif et aux entreprises privées. Un référent "contrat d'avenir" va s'occuper de leur mise en place à la Mission locale. Ces contrats de 3 ans non renouvelables sont financés, au SMIC, à 75% par l'Etat et 25% par l'association (ou la collectivité). Le processus devrait démarrer en 2013. Quant aux contrats générationnels, ils permettront au plus de 50 ans de rester dans l'entreprise moyennant l'exonération des cotisations et la formation d'un jeune.

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par Noëlle Réal le 30/11/2012 à 19:29

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