brûleurs de loups Grenoble fête les 50 ans de ses hockeyeurs

Grandes victoires, grands noms, gros palmarès du hockey français... Les Brûleurs de Loups, qui soufflent leurs 50 bougies à l’occasion du match contre Caen vendredi, ont marqué sans conteste l’histoire du sport grenoblois. On a retrouvé les anciens joueurs pour ressortir de leurs témoignages les meilleurs souvenirs. On a réuni, aussi, les Tartari, père et fils…

Daniel et Christophe Tartari. Photo GreNews

Daniel et Christophe Tartari. Photo GreNews

L’un est joueur des Brûleurs de Loups, l’autre connaît l’histoire du hockey grenoblois sur le bout des doigts. Eux, ce sont Daniel et Christophe Tartari. Père et fils. Daniel : “Quand je dis que je me nomme Tartari, on pense tout de suite à Christophe”. On songe alors au hockey, aux Brûleurs de Loups, à Grenoble... Grenoble et le hockey, c’est une longue histoire, passionnée, immédiate. Pourquoi ? Daniel Tartari raconte. Il y a 50 ans… 1963. Grenoble découvre ce sport. Les hockeyeurs jouent à la patinoire Clemenceau, la première avec un toit fermé en France. “Il y avait toujours des belles ambiances dans cette patinoire, se rappelle Daniel. La structure était faite pour que le public soit acteur de la rencontre”. Il est d’ailleurs rejoint par son fils Christophe, subjugué. “Quand j’étais petit, j’y allais et j’étais impressionné par toute l’ambiance, par ce club”.


"Une équipe phénoménale dans les années 80"

Autre raison ? La venue des joueurs de légende. 1963 toujours, Grenoble fait venir le Canadien “Pete” Laliberté. “Pete” crée une école de hockey, forme des jeunes. Le Canadien sera la première légende à Grenoble. On peut aussi parler d’Adolf Sprincl en 1973, l’entraîneur tchécoslovaque. C’est l’ère de la modernité. Le père Tartari s’en souvient encore : “Les joueurs, en fin de saison, ils faisaient ce qu’ils voulaient. La préparation physique, on n’y pensait pas trop”. Avec Adolf Sprincl, le club se structure. Viennent alors de grands noms, qui résonnent encore dans les mémoires : Gary Brown, Larry Huras, Philippe Treille, les frères Leblond… Ces joueurs-là ramènent le premier trophée à Grenoble, en 1981. Le mythe prend forme. “Il y avait une équipe phénoménale dans les années 80, et le meilleur joueur que j’ai vu, c’est Bohuslav Ebermann”, poursuit Daniel. Et puis d’autres, encore, et encore…

 
Le quadruplé de 2009: "un autre monde"

On pourrait parler de ça pendant longtemps. Mais on veut comprendre pourquoi les Brûleurs de Loups sont un emblème du hockey français. On a déjà une partie de la réponse. Mais l’histoire, plus récente, a fait basculer le club dans une autre dimension. Avec un symbole parmi tant d’autres, Christophe Tartari. “Quand j’étais petit, je voyais mon équipe gagner, sauf que c’était les grands sur la glace, pas moi”, sourit le Grenoblois. Tartari entre alors dans le centre de formation et grandit avec Cyril Papa, Martin Millerioux. Déjà, le maillot des Brûleurs de Loups lui colle à la peau. “Il y avait les amis d’école, et ceux du hockey. Avec eux, j’ai tout construit”, continue le numéro 73. Tartari fera ses débuts à Pôle Sud, en 2002. “C’est la grande patinoire. Quand on rentre sur la glace, c’est la patinoire à l’américaine. On sait que ça va être un moment spécial”, dit-il, le sourire aux lèvres. Des beaux moments, Tartari va en vivre plein. Une Coupe de la Ligue en 2007, une Coupe de France en 2008 et une année de folie en 2009 : quatre titres. Du jamais vu. Le club rentre un peu plus dans l’histoire. “Pour moi, c’est la meilleure année”, renchérit Daniel Tartari. “On était dans un autre monde, reprend Christophe. Personne ne pouvait imaginer ça”.

 
"Si j'arrive à battre le record de Benoît Bachelet..."

Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts. Le club vit, forme des jeunes, et a gagné un titre en 2010. Toujours avec Tartari dans l’équipe. “Je vis Grenoble, c’est chez moi. Jamais je ne pourrai jouer contre les Brûleurs de Loups, c’est impensable”. Christophe Tartari vise maintenant un autre record. “J’ai tout fait ici. J’ai gagné des titres, j’ai été le capitaine. Si j’arrive à battre le record de Benoît Bachelet (14 saisons), j’en serais fier”. À 28 ans, et déjà onze saisons dans les patins, il peut entrer lui aussi dans le livre d’or des Brûleurs de Loups. Pour la plus grande joie de son père

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par Louis André le 17/01/2013 à 18:04

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