le projet de décret divise Vaucluse/Rythmes scolaires : un cas d’école

D’ici la rentrée les écoliers devront prendre un nouveau rythme. Parents, enseignants et mairies aussi…

Dès la rentrée 2013, les écoliers devront prendre le chemin de l’école le mercredi ou le samedi matin suivant le choix des villes. Photo Archives AFP

Dès la rentrée 2013, les écoliers devront prendre le chemin de l’école le mercredi ou le samedi matin suivant le choix des villes. Photo Archives AFP

Le décret de loi proposé par le ministre Peillon n’est pas encore passé, mais le débat sur les rythmes scolaires en primaire est au cœur de l’actualité. Et le passage à 4,5 jours d’école suscite la controverse.

Aujourd’hui, les enfants travaillent beaucoup moins (144 jours) que leurs camarades européens (187 jours). Après la réforme l’année scolaire s’étalera sur 180 jours pour s’approcher des conseils des chronobiologistes. On passe de la très décriée “semaine de 4 jours” (depuis 2008), à 4 jours et demi ; soit 5 h 30 par jour, et une demi-journée (3 h 30) le mercredi matin (ou le samedi matin par dérogation). Le Conseil supérieur de l’Éducation, instance consultative, a rejeté le 8 janvier le décret, syndicats enseignants et associations de parents d’élèves se sont abstenus ou opposé.

Les conséquences… pour les enseignants

Pour Nicolas Odinot, du SNuipp-FSU, qui participait à un débat organisé par Terra-Nova le 10 janvier dernier, considère que « tout est encore flou ». Pour lui, « il faut poursuivre la discussion, la date butoir de la rentrée 2013 est bien trop précipitée ». L’enseignant s’interroge aussi quant aux conséquences sur la qualité de l’enseignement et préférerait « d’abord une révision des programmes scolaires ». Tout comme son confrère Mickael Chaleard (SNE-Unsa) qui se pose aussi la question sur la compensation financière des enseignants avec cette demi-journée en plus de travail. « On manque cruellement de moyens pour mettre en place la réforme ». Et Chantal Fassiépour Snudi-FO d’aquiésser « sinon on se retrouvera avec du personnel précarisé ». Elle aussi est « inquiète » et regrette à la fois aussi « la précipitation du gouvernement » et que « la journée soit toujours presque toujours aussi longue pour l’enfant. » Les assos de parents d’élèves comme la FCPE reconnaissent que le projet « n’est pas la panacée, mais qu’il faut bien commencer par quelque chose », déclare Daniel Freund.

… pour les mairies

Les syndicats craignent une inégalité de traitement entre les différentes communes qui ne pourront pas mettre les mêmes moyens pour les activités culturelles ou sportives qu’elles seraient amenées à mettre en place de 15 h 45 à 16 h 30.

Pour Avignon, « rien n’a encore été décidé, explique-t-on du côté de l’Hôtel de ville. Des réunions sont en cours entre les services concernés et l’inspection académique. Nous en sommes pour l’instant qu’au stade technique et administratif. Mais quoi qu’il en soit nous devrons être fixés d’ici le 1 er mars ».

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par Sophie Moulin le 17/01/2013 à 10:20

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