les magasins en suspens Avignon/Virgin, Game et Lignes noires veulent sauver leurs emplois

Les employés de Virgin Cap Sud restent mobilisés. Photo Patrick Roux
Les employés de Virgin Cap Sud restent mobilisés. Photo Patrick Roux

Une lueur d’espoir. C’est ce tout ce qu’il leur reste. Ils ? Les employés des magasins Virgin, dont la presse s’est fait écho toute la semaine au niveau national et local, mais aussi ceux des boutiques de jeux vidéo Game. Les deux enseignes de biens culturels sont dans la tourmente économique et craignent la perte d’un millier d’emplois chacune. À Avignon, on n’échappe pas à la règle. Les employés de Virgin Cap Sud se sont mobilisés le 9 janvier pour “sauver leurs emplois”. À ce moment-là, Virgin était en cessation de paiement, menacé de fermeture. L’épée de Damoclès est toujours là, mais le 14 janvier, le tribunal de Paris a placé Virgin Mégastore en redressement judiciaire. Un nouvel espoir pour les salariés de garder leur emploi.

Les librairies indépendantes broient aussi du noir

Une situation à laquelle compatit Mohamed Benabed, qui tient la librairie Lignes noires en centre-ville et qui travaillait auparavant à Virgin (ex-Extrapole). D’autant plus qu’en ce début 2013, l’avenir de sa librairie est, pour elle aussi, toujours incertain. Ce passionné de polars a ouvert sa boutique en mai 2011, espérant séduire moult lecteurs. Cela a fonctionné, mais pas assez face à la dure concurrence du web. Et pas assez aux yeux des banques qui le pressent de faire un choix. « Depuis que j’ai annoncé que je risquais de fermer, il y a un vrai regain, les gens me soutiennent et m’encouragent, confie Mohamed Benabed qui espère avoir encore une chance de poursuivre son activité dans cette boutique conviviale et cosy où il fait bon boire un café tout en cherchant le polar qu’il nous faut.

Game… over ?

Autre enseigne dans la tourmente : Game, jusqu’à lors leader sur le marché du jeu vidéo, pourrait voir aussi plusieurs magasins fermer leurs portes après avoir déposé le bilan à l’automne dernier. Combien et surtout quelles boutiques pourraient fermer, les employés restent suspendus aux décisions du groupe. « On ne sait rien, résume Thierry, responsable du magasin installé en galerie de Cap Sud et qui compte 2 postes et demi. Un redressement judiciaire est en cours jusqu’au 3 mars où on devrait être fixé. Mais on ne sait pas combien de magasins seront repris sur les 165. On s’attend à une purge… »

En attendant, les boutiques cassent les prix proposant jusqu’à 60 % sur les jeux et 30 % sur les consoles. La boutique ne désemplit pas. « On écoule les stocks, ça me rend malade de voir ça, ajoute Thierry qui travaille dans le jeu vidéo depuis 17 ans. La grande distribution nous fait beaucoup de mal, mais on n’a pas non plus assez anticipé le boom des applications de jeux téléchargeables sur les tablettes numériques et les smartphones. » Plusieurs repreneurs sont sur les rangs, dont Free et Micromania, leur principal concurrent.

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par Sophie Moulin le 19/01/2013 à 14:19

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