Ils reviennent ! Amazigh (Gnawa): "Si je devais dessiner la France que j’aime..."

Alerte événement : Gnawa Diffusion revient sur une scène grenobloise. Le 18 janvier, du côté de la MC2. Alors on a appelé Amazigh Kateb…

Photo M. Belmellat

Photo M. Belmellat

“Désolé, tu es tombé en plein flot verbal”. Amazigh Kateb avait des choses à dire depuis son projet solo « Marchez noir » et encore plus depuis la mise en sommeil de Gnawa Diffusion, cinq ans plus tôt. Le groupe a sorti un nouvel album, « Shock El Hal », très politisé, pour ouvrir un peu le moulin à paroles mais ça ne suffisait manifestement pas. Le fils du poète est beau parleur.

Sur le gril, cet après-midi-là, la politique. Gros morceau et nerfs à vif. Colonisation, Françafrique, socialistes “rose-bonbon”, “processus encore en cours” du Printemps arabe, Syrie, alliances atlantiques et mainstream médias qui mentent. “Les gens ont soif de vérité”, affirme le chanteur. “Et quand on leur donne, ils font les bons choix” dans ce tourbillon du monde qu’Amazigh observe sans relâche.
“Ce nouvel album s’appelle « L’Epine du temps ». On parle de quelque chose qui pique et qui résiste. On reste réfractaire à la propagande, on se démarque de l’évolution de la politique mondiale”. Avec un symbolique figuier de barbarie sur la pochette. “Jamais vraiment mort”. Les chansons, évidemment, dénoncent. Et même la reprise de «L’Auvergnat» a un double sens, qui n’est pas celui donné par Brice Hortefeux. “L’Auvergnat, pour moi c’est le Français dans tout ce qu’il a d’humain et d’universel. Il est fraternel, il est simple. Il n’est pas pollué par la connerie humaine”. C’est un hommage à Brassens. Et pas qu’un peu. “Moi, si je devais dessiner la France que j’aime, je dessinerais la moustache de Brassens”. Et est-il besoin d’en dire plus ?
Oui. Car Amazigh, l’Algérien, est aussi Grenoblois. Il a autant à dire sur la ville que sur le monde. La famille, les amis, la MC2 “qui sent encore la peinture neuve”, le quartier, et le bar du quartier sont dans la playlist. “Ici, on est plus attendu qu’ailleurs. C’est une bonne charge d’adrénaline, ces doubles retrouvailles avec le groupe et avec la ville. Ça renvoie aussi à mes 20 ans, puisque j’ai créé le groupe à 20 ans et qu’il a cet âge-là aujourd’hui”.
On a envie de dire “bon anniversaire”, Gnawa D. et Amazigh K.

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par Emmanuel Gallant le 14/01/2013 à 15:46

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