elle est en concert aux passagers du zinc samedi 1er decembre Avignon/Pauline Croze en concert samedi aux Passagers

Après 5 ans d’absence, elle est de retour pour “Le Prix de l’Eden”, son 3 e album.

Son dernier album est un retour à la simplicité des textes et de la musique. Photo DR
Son dernier album est un retour à la simplicité des textes et de la musique. Photo DR

Talentueuse et fragile. Deux adjectifs qui définissent parfaitement Pauline Croze. Rencontre.

Pauline, il y a eu quasiment 5 ans entre votre second album et « Le Prix de l’Eden ». Pourquoi un tel laps de temps ?

Il y a plusieurs raisons. La principale est que j’ai eu un gros manque d’inspiration. J’ai écrit, j’ai composé, mais je trouvais à chaque fois que ce n’était pas assez solide. Une autre raison est que mon second album m’avait un peu déstabilisé, et ça m’a fait remettre en cause beaucoup de choses. Et puis enfin, le fait d’être mieux dans ma vie personnelle et dans ma tête ne jouait plus sur les mêmes ressorts lorsque j’écrivais sur la souffrance, donc j’ai dû trouver autre chose à exprimer. C’est tout cela qui a fait que j’ai eu du mal à me remettre sur les rails.

C’est difficile pour vous d’être créative lorsque vous êtes heureuse ?

Ma petite expérience me dit que l’on sait plus vite ce que l’on a envie d’exprimer lorsqu’on est mal. En matière de création, c’est plus compliqué pour moi quand je suis épanouie. Car c’est moins une pulsion qui vous prend comme ça, et qui vous impose et vous oblige à écrire pour compenser.

Entre la pochette et les textes, cet album est vu comme “urbain” par les critiques. C’était délibéré ?

Tout à fait. Pour moi, c’était un thème important. Quand j’ai recommencé à travailler avec Edith Fambuena (musicienne et productrice NDLR), je lui ai dit que je voulais que cet album évoque une ville et même une architecture. On s’est mis d’accord là-dessus, donc oui, c’est tout à fait délibéré. Pour éviter un côté “confiné” dans ma musique.

Outre Edith Fambuena, quelles personnes ont travaillé avec vous sur cet album ?

Il y a eu trois collaborations pour les textes. Par exemple “Quelle heure est-il ?” je l’ai co-écrit et co-composé avec Antoine Mossoni, qui avait déjà travaillé avec moi sur le second album. Vincent Delerm est venu vers moi naturellement, et m’a proposé le titre “Dans la ville”. Et il y a aussi des co-écritures sur l’album avec Ignatus, rencontré lors d’ateliers d’écriture, et avec qui j’ai décidé d’aller plus loin, de partager plus qu’une séance d’atelier.

“Le Prix de l’Eden”, c’est finalement un retour à la simplicité pour vous ?

Oui, je pense. J’ai vu que j’avais perdu mon rapport guitare/voix qui avait fait le succès de mon premier album, et qui faisait que sur scène j’avais un lien fort avec le public. Et je pense que sur le deuxième album, j’ai perdu ça, car j’ai écrit différemment. J’ai vraiment senti ce changement sur scène, car il y avait moins de partage, moins d’échange. Et ça m’a déstabilisé. Donc sur ce troisième album, j’ai voulu retrouver ce côté guitare/voix pour retrouver plus de visibilité et de spontanéité.

Pauline Croze en concert à 23 heures aux Passagers du Zinc, 23 route de Montfavet.
1ere partie : Fleur à 21 h 30.
Ouverture des portes à 21 heures. Pré-vente : 16€. Sur place : 18€, réduit 14 €.
www.passagersduzinc.com

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par La Rédaction d'AviNews le 29/11/2012 à 17:03

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