Photographie Aux racines du Studio Henry Ely-Aix

L’émission Des racines et des ailes est venue filmer le studio Henry Ely-Aix situé dans le passage Agard. On vous raconte l’histoire qu’ils sont venus chercher.

Le studio Henry Ely-Aix compte plus d’un million de clichés dans son fonds photographique. Photo J. G.

Le studio Henry Ely-Aix compte plus d’un million de clichés dans son fonds photographique. Photo J. G.

L e premier du nom, Henry, est l’auteur de la photo Promenade vers Sainte Victoire en 1900. Son fils Hugo a figé Churchill à Aix concentré sur une aquarelle en 1948. Puis Jean que de nombreux Aixois surnomment « Monsieur Ely » a immortalisé des résistants fusillés durant la seconde Guerre Mondiale près du Tholonet. C’était sa première photo, il avait 16 ans. Enfin, le quatrième de la génération des Ely, incarné par Jean-Eric a saisi les dernières années de travail des mineurs de Gardanne en 2001.

Aix à travers toutes les périodes du siècle dernier

Depuis 1888, soit en 124 ans d’existence et quatre générations de photographes, le studio Henry Ely-Aix comptabilise plus d’un million de clichés. Petits comme grands événements, humbles ou prestigieuses personnalités, transformations urbaines majeures ou modestes ont rarement échappé à leur objectif. À tel point que le fonds photographique permet de décliner Aix à travers toutes les périodes de l’histoire du siècle dernier et apporte à la cité du Roy René une dimension internationale. “Nous avons tous les présidents de la République française mais aussi, Saddam Hussein, le roi Hassan II du Maroc, Sharon Stone, Miles Davis, Brel, Ferré ou Edith Piaf” énumère Jean-Eric photographe depuis 1977. Sa photo préférée ? “Impossible de choisir, comme l’on ne peut pas choisir entre ses enfants. En préférer une, ce serait trahir les autres.”

“Une bonne photo est celle qui a du sens, qui parle”

En 35 ans d’exercice, le plus jeune des Ely a vu l’évolution des outils et prend garde de ne pas tomber dans un piège. “Plus la technologie facilite le travail, plus on cède à la facilité et moins on s’applique. Une bonne photo est celle qui a du sens, qui parle, qui dit quelque chose. Celle qui avec l’âge prend du sens au lieu d’en perdre.” Les années d’exercice de Jean-Eric lui ont également montré la multiplication des appareils photos entre les mains de tous et l’avènement du numérique. Alors tous photographes ? “Tout le monde possède un crayon et une feuille de papier. Mais sommes-nous tous écrivains ?” interroge le photographe avant de se remémorer l’une des vérités de son père, “mieux vaut moins de bonnes photos que beaucoup de mauvaises…”

Vers une Maison de la photo Ely

Pour faire valoir cet héritage, comme une obsession, une idée ne quitte pas Jean-Eric. “J’y pense tous les jours. Faire une Maison de la photo Ely". Un espace culturel entre musée et ateliers pédagogiques mais aussi un espace témoin de l’histoire d’Aix à travers des expositions thématiques issues du fonds Ely. L’architecture ? “En forme de Leica M3, mon appareil préféré”. La Maison Ely présenterait également une collection de tous les types d’appareils photos du siècle dernier dont certains ont été brevetés par Henry Ely. Mais pour mener à bien ce projet regrette Jean-Eric, “mieux vaut être entrepreneur ou homme d’affaires qu’artiste photographe…” Peu importe, le poids de l’héritage revient très vite et Jean-Eric enchaîne “les trois générations qui m’ont précédé ont amené les pierres, c’est désormais à moi de construire la maison.”

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par Julien Ginoux le 27/11/2012 à 14:41

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