Rugby Landreau: "J’ai un projet avec Grenoble, je compte y rester"

Fabrice Landreau, le directeur sportif du FCG, fait, pour GreNews, le bilan de la première partie de championnat. Il se confie aussi sur la suite, sur son avenir, et le futur du FCG.

Le directeur sportif voudrait s’inscrire dans le long terme avec le FCG. Photo Christophe Agostinis

Le directeur sportif voudrait s’inscrire dans le long terme avec le FCG. Photo Christophe Agostinis

Avant la fin de la phase aller (entretien réalisé avant la réception d’Oyonnax), quel bilan tirez-vous de cette première partie de saison ?

C’est un bilan satisfaisant. Bien meilleur que la saison dernière. On a conservé l’effectif à 80 %, ça permet de consolider les automatismes, d’accumuler de l’expérience. L’année dernière, on a galéré au départ, avant de lutter pour la première place. La défaite en demi-finale nous a fait mal. Je pense que c’est notre principale motivation, de laisser cet échec derrière nous et de réussir à monter.

Depuis votre arrivée (en 2009), le stade Lesdiguières reste une forteresse avec une seule défaite en saison régulière...

Cette saison, on a failli passer à la trappe deux fois, face à Carcassonne et à Dax. Ce n’est jamais facile. C’est important de garder une invincibilité à domicile. Les équipes qui viennent jouent leur va-tout. Elles ne se posent pas de questions.

Avoir l’étiquette de premier et favori, ça change quoi au quotidien ?

Je préfère avoir l’étiquette de premier que de sixième. Il nous faut confirmer nos matches à domicile. Statistiquement, une équipe championne termine avec sept défaites maximum. Nous, on a déjà été défait quatre fois. Et on se déplace encore huit fois, et chez tous les “gros” du championnat, excepté La Rochelle. Si on veut rester dans les statistiques, on sait à quoi s’attendre…

À ce jour, il y a quand même des satisfactions au sein de l’effectif. L’affirmation de Dupont à l’aile, la paire de centre Jahouer-Hunt, la bonne pioche Darbo… C’est un effectif taillé pour la montée.

Il y a aussi Beukes, Kopelani, Du Preez entre autres, qui offrent une véritable profondeur de banc que l’on n’avait pas l’année dernière. Un exemple : entre le match de Bourgoin et celui de La Rochelle, on a changé 10 éléments, et avec plus de réussite, on aurait ramené plus de points. On dispose d’une véritable équipe avec des joueurs de très bon niveau, et surtout réguliers. C’est la clé dans ce championnat.

Cette saison, on sent quand même que c’est “l’année ou jamais”…

Quand je suis arrivé, le club était onzième. La première saison, on a terminé sixième, puis second l’année passée. Avec le staff, on construit, on bâtit. C’est long, ça prend du temps. Quand je me suis engagé avec Grenoble, je voulais vivre une véritable aventure humaine. Depuis trois ans maintenant, avec tout le monde on avance. Quand on se rend compte de la différence entre le Top14 et la ProD2, il faut un effectif solide, solidaire, qui a vécu des choses ensemble. Comme Montauban au début des années 2000 en Top16 où il n’y avait pas de noms ronflants mais qui ont réussi à accrocher les phases finales. Ce sont de magnifiques aventures qu’on partage et dont on se souviendra toute notre vie.

Cette saison, on a entendu votre nom annoncé à Toulouse…

Je cherche à m’inscrire dans la durée avec le FCG. Ces bruits peuvent déstabiliser un effectif. Je le répète : les dirigeants toulousains ne m’ont jamais contacté. J’ai un projet avec Grenoble. Je compte y rester. Je pense que ça marche sur un cycle de cinq ans. Ça fait trois ans que je suis ici, et si cette année ou l’année prochaine on n’arrive pas à décrocher la montée, il sera temps de mettre du sang neuf. Mais on n’en est pas là.

Avec le projet Lesdiguières en ligne de mire… C’est une motivation supplémentaire ?

Je pense que c’est important d’adapter les structures. Le Stade des Alpes n’est pas pour le rugby. Les vestiaires sont mal façonnés, ce n’est pas idéal à l’intérieur. Le projet Lesdiguières est important. Être propriétaire de son stade, je pense que c’est primordial aujourd’hui. Pour le moment, avec les moyens dont on dispose, on fait du bricolage. Rien que l’hiver, on ne peut pas travailler en extérieur et on ne sait pas où aller. Je ne comprends pas. Le nouveau Lesdiguières doit être, plus qu’un stade, un véritable lieu de vie. Pas un endroit où on vient juste le samedi ou le dimanche. Je pense même que ça sera un facteur de performance, de confort, pour les joueurs.

Aujourd’hui le sport majeur à Grenoble, c’est le rugby. Ressentez-vous une effervescence particulière ?

Il y a plus de visibilité dans les médias. Quand le GF38 était en Ligue 1, même dernier, on parlait toujours de lui. Pour l’image sportive de la ville, c’était génial. Maintenant, si on décroche le Top14, il y aura une vague populaire. On délocalisera sûrement au Stade des Alpes. Mais le foot ne va pas rester éternellement en CFA2, et ils vont vite remonter, et on ne pourra pas alterner les rencontres FCG/GF38 là-bas. Grenoble, c’est du haut niveau sur plusieurs domaines et bientot, j’espère, sur le plan sportif avec deux clubs dans l’élite (les BDL et le FCG).

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par Louis André le 11/01/2012 à 13:24

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